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序破急 | JO-HA-KYU | NAISSANCE - VIE - MORT

Dernière mise à jour : 11 mai

La notion de 序破急 (Jo-Ha-Kyu), naissance - vie - mort, est un concept que l’on retrouve dans de nombreux arts Japonais. Évoquée dans ses Traités par le dramaturge Zeami et repris dans les écrits de Yoshi Oïda (l’Acteur invisible et l’Acteur flottant) il est appliqué dans de nombreux arts, comme le théâtre nô, les dances Bukaku ou Butho, la calligraphie ou encore la cérémonie du thé.


Ce concept qui pourrait être pris pour une application rythmique musicale est en fait un rythme énergétique.


Il peut donc s’appliquer aux mouvements et déplacements, à la pratique du chant et des instruments.


Mais son application naît avant tout de l’énergie interne à chaque chose et de la façon dont l’interprète va la maîtriser.

Souvent appelée présence, feeling, ou jeu majeur et mineur, la notion de Jo-ha-kyu, est en fait le cycle de vie inhérent à chaque chose.


Tout commence, se développe et se termine.

La maîtrise de ce rythme énergétique permet à l’interprète une maîtrise du temps et de l’énergie rythmique qu’il va mettre en chaque chose.


Cette attention particulière du cycle, va permettre à l’artiste d’accroître une conscience perceptive unique de chacune de ses propositions, de chacun de ses mouvements, de chacune de ses paroles.


Ainsi, comme la musique naît entre deux silences, chaque acte de l’artiste existe entre une naissance, une vie et une mort.


Dans sa maîtrise parfaite, le jo-ha-kyu permet de faire des variations de rythme très variés tout au long de la composition créative. Permettant de ralentir ou précipiter chacune des phases, et de découper la proposition en autant de jo-ha-kyu qu’on le souhaite.


La maîtrise parfaite de cette notion énergétique permet au public d'être happé par la composition d’artistes virtuoses, qui ne cessent de l'entraîner dans des synergies multiples et variées.

Attention, il s’agit bien là d’une notion énergétique qui est à sentir dans chacun de vos mouvements. Il ne s’agit en aucun cas de l’application d’un simple tempo rythme. Il ne s’agit pas d’un compte ou décompte de temps.

Mais bien d’un crescendo, point culminant, decrescendo énergétique.


Pour exemple en plateau, beaucoup de chorégraphies contemporaines se basent aujourd’hui sur cette notion, comme celle de la chorégraphe Allemande Pina Bausch, du choregraphe Israelien Ohad Naharin, ou encore du Chorégraphe Anglais Akram Khan.

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